Fabrice,
J'aimerai bien t'écrire, t'envoyer une de ces lettres qu'on envoit aux personnes qu'on aime. J'aimerai bien t'écrire, et demain en me levant voir que tu m'as répondu. J'aimerai t'écrire Fabrice.
Ca y est, je me met à pleurer, quelle chochotte diront certains. C'était tellement bien quand tu étais là: je te parlais, on rigolait, tu me demandais toujours si ça allait,...
Heureusement que ta famille est là, que ton père, ta mère et ta petite soeur sont là pour me remonter le moral quand ça ne va pas.
En ce moment, je passe tous les jours au centre. Je vois les jeunes s'entraîner, des tout petits au tout grand. Guillaume, Yann, J-C, Nordine, Poitier, ils sont tous là. Anthony, Régis, Kévin,... eux aussi sont là. Jacky, Jean-Marc, Claude,... sont présents. C'est désert, c'est vide, il y a un manque.
J'aimerai te chercher, t'enmener avec moi au bord du terrain. J'aimerai te voir prendre tes chaussures, descendre le petit chemin du centre et aller sur le terrain, t'entraîner, puis remonter ce chemin, nettoyer tes chaussures en compagnie des autres joueurs, rentrer dans les vestiaires... C'est ça qui me manque.
J'ai beau voir Guillaume, Yannouch, Talla, Romain, Steve, toi tu n'es pas là...
Je donnerai tout pour te revoir, rien qu'une minute, je ne demande pas plus.
Quand je ferme les yeux, je te vois, toujours ce même sourire, cette voix, ta coupe de Waddle, et ta gentillesse.
Fabrice, Fabrice, Fabrice, je me répète 100 fois ton prénom dans la tête. Et, quand j'ai peur de faire quelque chose, je me dis que tu me suis, que tu es derrière moi, que tu guides mes pas et que tu me donnes la force de ne pas lacher.
Fabrice, Waddle comme on t'appelle, si j'ai retrouvé force et volonté, c'est parce que tu ne m'as pas laissé, c'est parce que tu as rendu courage à ceux que tu aimes; et c'est pour cela qu'aujourd'hui on arrive à tenir bon.
Merci,
On t'aime...